Aller au théâtre comme on fait l’école buissonnière: telle est, résumée à grands traits, la proposition de l’artiste protéiforme Rémi Dufay. Dès l’entame, le public D’amour et d’eau fraîche est accueilli par un metteur en scène qui «préférerait ne pas». Oui, ne pas donner la pièce prévue ce soir-là. Et si on partait plutôt à la mer?



Il paraît qu’on pourrait ne vivre que de ça. Pourtant, à l’amour et à l’eau fraîche, le personnage du metteur en scène qui guide son public ajouterait volontiers une bonne dose de culot. Car il en faut, du souffle, pour assener que la pièce promise ne sera pas jouée et que tout le monde va plutôt embarquer dans un autocar, direction les plages italiennes. C’est donc parti pour deux heures de road play, l’équivalent théâtral d’un road movie, où il est question d’amitié, de liberté, de renoncement et où, comme dans toute belle odyssée, l’histoire se termine autour d’un banquet au débotté, dans la joie du partage.
